L’action Space Exploration Technologies (SPCX) a clôturé la séance du vendredi 2 octobre 2026 à 158,96 $, en hausse de 10,89 $ (+7,35 %) par rapport à la clôture précédente de 148,07 $, avec environ 119 millions de titres échangés. Selon Stocktwits, c’est sa meilleure semaine en près de deux mois. Le même jour, Tesla (TSLA) gagnait 4,65 % après ses livraisons du troisième trimestre.
Pourquoi le titre a grimpé
Premier moteur cité par The Motley Fool, TipRanks et Stocktwits : une cadence de lancement rare. En moins de 13 heures jeudi, SpaceX a enchaîné Crew-13 pour la NASA, la mission rideshare Transporter-18 (environ 130 charges utiles) et la mission classifiée NROL-97 sur Falcon Heavy, dont les deux propulseurs latéraux ont été récupérés. Ces vols suivaient de quelques jours le premier vol orbital de Starship (Flight 14, 26 satellites Starlink V3 déployés).
Second moteur, plus financier : octobre est le premier mois où le contrat de calcul IA signé en juin avec Alphabet (Google), d’environ 920 millions de dollars par mois sur 32 mois (jusqu’en juin 2029), passe à plein régime, selon The Motley Fool et Invezz. Il s’ajoute à l’accord avec Anthropic d’environ 1,25 milliard de dollars par mois pour la capacité du centre de données Colossus 1, près de Memphis.
Invezz relie aussi la hausse à un message d’Elon Musk sur X : il se dit « prudemment optimiste » quant à la capacité de SpaceX à faire tourner sa version du système Nvidia VR72 à une puissance moyenne proche de 250 kW, ce qu’il qualifie de « big deal » si cela se confirme.
Malgré ce rebond, le titre reste loin de son plus haut sur 52 semaines, autour de 225 $, selon StockAnalysis.
Haussier
Trois lancements en une journée et deux contrats de calcul IA qui pèsent ensemble plus de 2 milliards de dollars par mois : le marché commence à valoriser SpaceX comme une infrastructure, pas seulement comme un lanceur. Si Starship confirme sa cadence orbitale, le coût par satellite Starlink et par baie de calcul en orbite peut chuter, et la machine à revenus récurrents s’emballer.
Baissier
Un bond de 7 % en une séance sur une capitalisation de cette taille relève aussi du sentiment. Le contrat Google n’est qu’un chiffre d’affaires contractuel tant qu’il n’apparaît pas dans les comptes, l’accord Anthropic comporte des clauses de résiliation, et le prochain vol Starship peut décevoir. Le titre reste nettement sous son record, signe que les doutes ne sont pas levés.
Notre estimation : environ 55 % de chances que le prochain vol Starship se déroule sans incident et que la facturation Google à plein tarif apparaisse dans les prochains comptes (scénario haussier), environ 45 % que non (scénario baissier). Indicatif, pas un conseil financier.
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