L’application Tesla Robotaxi n’est plus réservée au marché américain. Depuis le week-end du 4 octobre 2026, elle apparaît sur l’App Store et sur Google Play dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Australie et Singapour, selon le site spécialisé Not a Tesla App. La nouvelle a d’abord circulé sur X via l’investisseur Sawyer Merritt, captures des boutiques à l’appui.
Nous avons vérifié la fiche officielle publiée par Tesla, Inc. sur l’App Store le 5 octobre au soir : l’application (version 26.8.2) est bien téléchargeable en France, en Belgique, en Suisse et en Espagne, ainsi qu’au Canada, au Mexique, au Japon et en Corée du Sud. Elle reste en revanche introuvable sur les App Store chinois, russe et brésilien.
Ce que l’on sait
Télécharger l’app ne veut pas dire pouvoir commander un robotaxi à Paris ou à Madrid. Sur sa page officielle, Tesla indique que les courses autonomes sont proposées aux États-Unis à Austin, Dallas, Houston, Miami, Orlando et Tampa (Not a Tesla App compte aussi San Francisco). Selon Not a Tesla App, l’ouverture internationale sert surtout aux voyageurs, qui peuvent installer l’application chez eux avant un séjour aux États-Unis et l’utiliser dès qu’ils se trouvent dans une zone desservie.
Le service continue d’évoluer côté américain. À Austin, Tesla a repoussé la fin du service à 23 h, rapporte Teslarati. Elon Musk explique la prudence sur la nuit par la difficulté à repérer les petits animaux sur la route : « littéralement, éviter des chatons gris sur un bitume gris dans le noir ».
Ce qui reste incertain
Tesla n’a annoncé aucune date de lancement de courses en Europe, et la conduite supervisée FSD n’a pas encore reçu d’homologation à l’échelle de l’Union européenne, rappelle Not a Tesla App. Au Royaume-Uni, Tesla UK expose un Cybercab lors d’une soirée « Life at Tesla » à Manchester le 7 octobre, selon CyberCab.News, sans plan Robotaxi local annoncé. La disponibilité de l’application est une étape logistique, pas un calendrier.
Haussier
Tesla prépare le terrain. Rendre l’application disponible dans des dizaines de pays, c’est déjà bâtir une base d’utilisateurs, tester les traductions et les paiements, et habituer les clients européens à l’idée du robotaxi. Le jour où un régulateur donne son feu vert, le service peut démarrer sans attendre une nouvelle distribution logicielle. Avec six villes américaines, des horaires qui s’allongent et un Cybercab montré en Europe, la marque envoie un signal clair : l’autonomie est pensée comme un produit mondial, pas comme une expérience texane.
Baissier
Une app n’est pas un service. Aucune course n’est possible hors des États-Unis, et Tesla n’a donné ni pays ni date pour l’Europe. Le FSD supervisé attend encore une homologation européenne, et un service sans conducteur demandera des règles encore plus strictes. Même aux États-Unis, l’offre reste limitée à quelques villes et à des horaires réduits la nuit, comme l’admet Elon Musk. Pour l’utilisateur français ou espagnol, l’intérêt pratique se limite pour l’instant à un voyage outre-Atlantique.
Notre estimation : environ 20 % de chances que Tesla annonce des courses Robotaxi ouvertes au public dans un pays hors des États-Unis d’ici le 31 décembre 2026 (scénario haussier), environ 80 % que non (scénario baissier). Indicatif, pas un conseil financier.
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