24h perp TSLA 375,75 $+0,78% SPCX 167,06 $+4,99%

La Lettonie autorise l’aide à la conduite FSD supervisé de Tesla, dixième pays de l’UE à le faire

CatalyseurTSLAJ-66

FSD actif en Lettonie, 31 déc. 2026

Notre estimation : environ 70 % de chances que Tesla commence à activer son aide à la conduite FSD supervisé (Tesla Assisted Driving) chez des clients en Lettonie (scénario haussier), environ 30 % que non.

Vue depuis l'habitacle d'une Tesla qui roule dans une rue avec des rails de tram, mains du conducteur posées sur les genoux, écran central affichant la visualisation de l'aide à la conduite
Image : Tesla (compte officiel X)

La Direction lettone de la sécurité routière, la CSDD, a annoncé ce lundi 26 octobre avoir reconnu l’homologation provisoire accordée par les Pays-Bas au logiciel d’aide à la conduite de Tesla, rapportent Apollo.lv et BB.LV. Ce système s’appelle désormais en Europe « Tesla Assisted Driving », après avoir été commercialisé sous le nom de FSD (Supervised), pour « conduite entièrement autonome, supervisée ». Malgré ce nom, la voiture ne roule pas seule : elle accélère, freine et braque, mais la personne au volant doit surveiller la route en permanence. Tesla Europe a réagi en fin de matinée sur X : « Now approved in Latvia » (désormais approuvé en Lettonie), « Rollout begins soon » (le déploiement commence bientôt).

Selon Reuters, la Lettonie devient ainsi le dixième pays de l’Union européenne à autoriser le système. Avec la Lituanie et l’Estonie, déjà sur la liste, les trois pays baltes l’acceptent désormais tous.

Ce que dit la CSDD

La CSDD explique avoir pris sa décision après avoir étudié le dossier de l’autorité néerlandaise des véhicules, la RDW, travaillé avec elle et avec les autorités d’autres États membres, et examiné les informations fournies par Tesla. Parmi elles figurent des modifications du système : un seuil plus bas pour le dépassement de la vitesse autorisée, la remise à zéro automatique après chaque trajet de l’écart de vitesse réglé à la main par le conducteur, et une surveillance du conducteur renforcée.

La CSDD classe le système au niveau 2, celui des aides à la conduite où le conducteur garde la responsabilité. Il peut tenir la vitesse, freiner, braquer, changer de voie et traverser les carrefours en suivant l’itinéraire du GPS. Le conducteur n’a pas besoin de garder en permanence les mains sur le volant, mais une caméra vérifie qu’il regarde la route. S’il ignore les avertissements à plusieurs reprises, le système devient temporairement indisponible. Le téléphone reste interdit au volant, et le conducteur demeure pleinement responsable de toute infraction ou de tout accident.

L’autorité ajoute une mise en garde propre au pays : la neige, la boue et le sel peuvent gêner le système, et sur les routes en gravier il peut ne fonctionner que partiellement et rendre la main au conducteur sans prévenir. Seules les Tesla couvertes par l’homologation néerlandaise, avec le bon logiciel, y auront accès.

Six mois de procédure

La RDW avait accordé son homologation provisoire le 10 avril 2026. Chaque État membre peut la reconnaître pour son propre territoire, en attendant une éventuelle homologation valable dans toute l’Union. Selon le site EV, Tesla a déposé sa demande en Lettonie dès le 13 avril. Lors de ses propres essais, la CSDD avait relevé trois problèmes principaux : feux de circulation non respectés, mauvais choix de voie et adaptation insuffisante aux changements de limitation de vitesse, selon le site letton Uzlādēts cité par EV. En septembre, le ministère letton de l’Économie a proposé de reconnaître l’homologation néerlandaise, ce que rappelle aussi Apollo.lv.

Ce qui reste à savoir

Ni la CSDD ni Tesla n’ont donné de date d’activation pour les clients lettons. Tesla Europe avait employé la même formule, un déploiement « bientôt », pour la Slovaquie le 16 octobre, comme nous le rapportions. L’Allemagne et la France n’autorisent toujours pas le système sur leurs routes.

Haussier

Dix pays de l’Union autorisent désormais le logiciel d’aide à la conduite de Tesla, une option payante qui ne demande ni nouvelle usine ni nouveau modèle. Le cas letton est parlant : l’autorité avait relevé des défauts lors de ses essais, et elle a fini par dire oui après des modifications du système par Tesla. Cela montre que l’entreprise sait adapter son logiciel aux exigences de chaque régulateur. Chaque nouveau feu vert national renforce aussi le dossier de Tesla avant un vote européen qui ouvrirait d’un coup les 27 pays, un enjeu suivi de près pour l’action Tesla (TSLA).

Baissier

La Lettonie est un petit marché automobile, et l’annonce ne donne ni date d’activation, ni liste précise de voitures compatibles. Il a fallu six mois et des modifications du logiciel pour convaincre la CSDD, qui avait relevé des erreurs aux feux et dans le choix des voies. L’autorité prévient elle-même que la neige, la boue et le sel peuvent perturber le système, un vrai sujet dans un pays balte en hiver. Surtout, ces autorisations pays par pays ne remplacent pas une homologation européenne, et les deux plus grands marchés de l’Union, l’Allemagne et la France, n’ont toujours pas dit oui.

Notre estimation : environ 70 % de chances que Tesla commence à activer son aide à la conduite FSD supervisé (Tesla Assisted Driving) chez des clients en Lettonie d’ici le 31 décembre 2026 (scénario haussier), environ 30 % que non (scénario baissier). Indicatif, pas un conseil financier.

24h perp TSLA … …

Vote lecteurs

Et vous, haussier ou baissier ?

Vote lecteurs, indicatif. Un vote par jour.

Un pronostic juste (haussier ou baissier) vous rapporte 1 point à la clôture. Seul le premier vote sur le sujet compte. Sans avis : 0 point. Votre bilan

Le dossier de la semaineEn PDF et par email, chaque semaine. Gratuit, désinscription en un clic.

Recevoir le dossier de la semaine